Le Big Data : Un accès révolutionnaire à des informations nouvelles

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Seconde édition de la saga du Big Data pour les fonctions marketing sur Pub-bis. Vous pouvez retrouver la partie précédente ici. 

1/ Le Big Data : Un accès révolutionnaire à des informations nouvelles

Les cycles se suivent : le « tout CRM » de la fin des années 90, le « one to one » du début des années 2000, le « web 2.0 » initié par Tim O’Reilly. A chaque fois, ces achèvements sont synonymes d’avancées concrètes, d’outils innovants. La société digitale dans laquelle nous vivons apporte avec elle des promesses quant à une révolution en cours. C’est le cas du Big Data, nommé par certains comme le nouvel or noir des fonctions marketing, la nouvelle évolution numérique initiée par le web le principe du web participatif cher au collège invisible de Palo Alto.

Maison connectée, GPS, géolocalisation par téléphone, thermomètre connectés, cartes RFID, puces électroniques, les machines sur-connectent les hommes et envoient quotidiennement une importante quantité d’information (dite DATA), qui regroupées entres-elles forment une nouvelle base de données utilisateurs salvatrice pour les fonctions marketing de demain.

Une activité en pleine expansion :

a) Une quantité pléthorique de création d’information au quotidien

Les effets annoncés de la digitalisation des consommateurs tendent à montrer une suractivité de ces derniers  ainsi qu’une appropriation des nouveaux modes de communication opérés par les medias numériques. 2,5 trillions de données sont générées dans le monde par jours dont plus 240 000 milliards d’octet de données transférées par AT&T. Cependant, nous pourrions penser que la démocratisation du téléphone portable n’apporte en rien une nouvelle donnée pour les fonctions marketing, puisque ce dernier est utilisé par les services de télémarketing depuis très longtemps. En revanche, si nous nous attelons aux chiffres de l’utilisation de Facebook par les consommateurs, nous avons une nouvelle thèse importante : 2,45 milliards de contenus différents sont postés chaque jour sur le réseau social de Mark Zuckerberg, réseau qui s’est emparé de l’engouement du Big Data pour en faire un nouveau business model rentable, ce qui montre bien le nouvel engouement pour l’évolution d’aujourd’hui qui deviendra l’or noir de demain.

b) Le Big Data : une explosion des données stratégiques

big-data-Pub-bis.comLe changement opéré par la révolution numérique présuppose une nouvelle ère de mise en place d’étude pour comprendre, connaître et répondre au consommateur. Avec l’explosion des données envoyées par les utilisateurs, nous supposons une nouvelle ère de compréhension de ce dernier, notamment par le biais de la connaissance des données qu’ils envoient. « On exploite désormais toutes les données dont on dispose sur un client, en les mettant toutes au même niveau, sans les hiérarchiser : leur âge, leur profession, les boutiques autour de chez eux… Cela nous permet d’établir des profils de clients totalement nouveaux  », explique au Monde Marc Atallah, directeur chez Deloitte France.

Aujourd’hui, les fonctions marketing ne peuvent plus ignorer la révolution initiée par le regroupement des données détaillées, mettant un trais final aux relations one-to-many dépassées et obsolètes, face à un nouveau mode de communication bilatéral entre la marque et le consommateur, à tel point que certains spécialistes estimes que le Big Data permettrait aux entreprises d’accroitre la connaissance des consommateurs par les marques, passant de 20% en moyenne à près de 100%. « Aujourd’hui, il y a des tas de données qui

ne sont pas exploitées dans les entreprises. Seuls 20, voire 30 % d’entre elles sont utilisées, ce qui représente un énorme gaspillage » souligne Mouloud Dey, directeur des solutions émergentes chez SAS France.

L’essor du Big Data est tel que plus de 232 milliards de dollars sont dépensés jusqu’en 2016 dans le monde, si bien que les analystes de l’entreprise Gartner ont confirmé que les implémentations des solutions Big Data vont se prolonger dans un cycle accéléré jusqu’en 2020.

c) Le Big Data en 2020 : une activité démocratisée dans le monde.

Aujourd’hui, si nous nous accordons sur le fait que le Big Data soit une évolution majeure nous ne pouvons nier qu’il est paradoxalement minoritairement et inégalement démocratisé dans les sphères marketing du monde. On estime qu’à l’aube de l’an 2020, il y aura 10,4 zettaoctects, soit 10 400 milliards de gigaoctets de données déversés tous les mois sur Internet. A titre comparatif, cela représenterait plus de 160 000 millions de milliards de fois la capacité du plus cher des iPhone en vente sur le marché (64Go). D’ici là, en 2015, 1/4 des publicités en ligne devraient faire appel au real-time bidding estime Alain Laidet, fondateur du salon e-Marketing. Voilà pourquoi on parle d’or noir quand on parle de Big Data.

d) Pourquoi le Big Data va devenir le prochain or noir ?

« Depuis les premières mesures de datas jusqu’en 2003, 5 exaoctets de données ont été générées. En 2011, cette même quantité était générée en 2 jours. Cela ne prendra plus que 10 minutes en 2013 » assure EMC, spécialiste du Big Data en entreprise qui assure élever les données au rang d’or noir. Toutes les données détaillées ainsi que les statistiques démontrées dans les points précédents sont repris par une infographie du spécialiste, mettant en exergue la puissance économique qui gis du regroupement de ces données. Avec une telle quantité d’informations qui circulent sur internet, les marqueteurs sont face à un véritable puits d’informations de données délaissées et qui représentent un gisement générateur de business pour les marques.

Basile Viault

Planneur stratégique digital pour le groupe TBWA\, je suis le fondateur de Pub-bis, des Lions de plomb, et de Mother Soccer. Curateur du web de qualité sur Twitter et dénicheur d'idioties sur le reste.

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