Pourquoi je vais arrêter Foursquare : la loi du social gaming
Foursquare est cet immense réseau social et social gaming autour de la géolocalisation, qui arrive à garder son charme de virginité : vous savez, ce réseau dont la plupart de vos amis ignore le fonctionnement, ou ne voient pas l’intérêt.
Au début était le commencement, il y a eu Twitter, qui lors de ces débuts, servaient de conciliabule entre une poignée d’internautes, qui usaient de l’immense capacité de réseau, à des fins économico-pratiques : envoyer des SMS en passant par internet, sans payer. Pour beaucoup, Twitter a perdu de son charme quand il a commencé à être exploité par des millions de personnes, puis les insurgés de la première heure sont arrivés pour se scandaliser de la dégénérescence de Twitter.
D’un point de vue général, plus les choses sont mainstream, moins elles ont de saveur.
Pourquoi Foursquare devient mainstream sans gagner en utilisateurs ?
Depuis maintenant plusieurs semaines, je réfléchis à l’utilité personnelle, et à la stratégie voulue des têtes pensantes de Foursquare, qui ont profondément bouleversés la structure du réseau social. Si la facade est plaisante, l’architecture semble instable : un peu comme si on revêtait une ruine de l’ex Yougoslavie d’une facade Haussmannienne. L’habit fait le moine.

Dans le fond, tout à changé, et ce à demi-mot : Foursquare a décidé de mettre un demi terme au social gaming (nous sommes toujours mayors des lieux, nous avons aussi un leader board, mais nous n’avons pas une case avec le nombre de titre de maires, le nombre de check-in). A la limite entre le nouveau et l’ancien, un bouleversement qui ne change pas : tout ça semble malsain.
En somme, Foursquare a changé sans changer ; un peu comme quand on change d’âge : on est pareil, mais en différent. Maintenant, le réseau va se fondre dans le moule mainstream avec un design chiadé, qui amusera la cible la plus large possible : qualitatif vs quantitatif, Foursquare change de cap, pour le CPC.
Foursquare cherche-t-il à se généraliser, et à s’asseoir sur la publicité ?
Une chose est clairement mise en avant dans la nouvelle version de Foursquare : les lieux clamés.
Pour les marques qui utilisent Foursquare dans le but de fidéliser le consommateur (n’oublions pas que le bonus marque reste d’inciter le consommateur à se géolocaliser dans son enseigne pour gagner des badges, des points : un social gaming à intérêts pour les marques, voilà de quoi inciter les investisseurs à s’insérer sur Foursquare).
Mais encore, la place des marques sur le réseau social s’intensifie encore. Avant, nous avions la possibilité de tracker quels étaient les places to be : même si Foursquare n’était pas aussi démocratisé, nous savions ou aller. Cependant, il est toujours possible de chercher les lieux les plus tendances, mais il faut plus de deux actions avant de trouver : une fois encore, Foursquare change sans changer.
Nouveau média pour les marques, Foursquare va essayer de faire claimer un maximum de lieux pour continuer de vivre sur ce modèle économique, qui pour l’instant, n’utilise pas de publicités bannières : le cancer des applications. Preuve en est, la couleur des lieux clamés est différentes des lieux officieux : est-ce un moyen d’enrayer la profusion des lieux personnels (ma chambre, mes toilettes, mon chien) ?
Pourquoi la publicité et la communication pouvaient s’intégrer dans l’écosystème de Foursquare ?
Le social gaming et la géolocalisation semblent être les deux mamelles de web social 2011/2012. L’essor du social gaming dans la communication apporte avec lui une nouvelle ère de stratégies de communication, et remet de l’ordre dans le carcan vieillissant de la publicité. Il est prépondérant pour une marque d’établir un lien fort avec le consommateur. Dans les meilleurs cas que nous étudions dans toutes les bonnes maisons, les marques arrivent à établir un lien marque (produit) – consommateur sans que la marque soit trop présente : parler d’une marque sans parler de la marque est le défi le plus excitant qui soit.
Dans les meilleurs cas de social gaming, la marque est suffisamment présente pour ne pa être visible.
Avec Foursquare, j’ai encore l’idée de Pepsi, qui avait réalisé un badge (graal Foursquare) pour les check-in : pas de lieux au nom de Pepsi, mais un following demandé par la marque, et des découvertes de parcs, lieux, non brandés.
Maintenant, je vais quitter Foursquare dans quelques jours, quelques semaines, le temps pour moi de dire au revoir à certains lieux, et de continuer de troller quelques restaurants, coiffeurs, qui ne connaissent pas encore ce réseau, mais qui ont déjà le lieu de crée. Après près de 2 ans et 4 000 check-in, il est temps d’arrêter la géolocalisation, bras droit de Big Brother, et de continuer de géolocaliser mes status Facebook et mes Tweets (nous ne sommes plus à une contradiction près).
facebook comments:






Foursquare c’est un peu comme secret story, c’est un truc qui vit encore on ne sait pas trop comment & pourquoi (enfin le comment si, c’est qu’il y a toujours des consommateurs en fin de compte)
Depuis le début , même si la communauté est grosse, ce service ne semble jamais vraiment su trouver sa place (attention je parle d’un cas que je connais , la France)
D’ailleurs son (ex)concurrent fr (Plyce) sponso par Mr Meetic, a fait plusieurs virages ce qui montre que la geoloc est un sujet difficile à gérer chez nous.
J’ai toujours trouvé cette appli inutile , depuis le début, donc mon point de vue est clairement orienté (comme s’il fallait le préciser :p)